• Aude Latouche, Fondatrice et associée-gérante

Combien vaut mon entreprise ?

Mis à jour : juin 17



Un de nos clients partageait avec nous récemment qu’un chef d’entreprise a toujours besoin de savoir combien vaut son entreprise ou groupe. Quand l’entreprise est cotée, rien de plus simple que d’avoir une valeur de marché à travers le cours de bourse. L’entreprise peut être sous-évaluée ou surévaluée en bourse pour de multiples raisons ; cela reste une première estimation.


Qu’en est-il pour soi actionnaire-dirigeant d’une entreprise patrimoniale au capital totalement privé? N’est-il pas tout aussi important de savoir combien vaut son entreprise? L’objectif : mieux évaluer où elle en est et les conséquences sur son patrimoine. Il est alors d’autant plus facile de connaitre ses options, et agir en connaissance de cause.


Quelques enseignements tirés de plus de vingt ans de pratique d’évaluations d’entreprises de toutes tailles, de tous horizons et de tous profils capitalistiques.


1. Avoir une vision claire de ses éléments financiers.


Cela peut sembler évident et la pratique montre que nombre de nos clients de taille inter-médiaire ont une vision partielle de leur performance financière intrinsèque : absence de comptes consolidés, logique de forte croissance et investissements prenant la forme de dépenses au fil de l’eau ; projet spécifique majeur « noyé dans la masse » et pesant sur la rentabilité du groupe et sa lisibilité dans son ensemble ; etc. Le passage par la case Etat des lieux financier reste un prérequis.


2. Identifier des sociétés comparables cotées.


Les cours de bourse auxquels s’échangent les actions d’acteurs similaires ou proches et les multiples de chiffre d’affaires, EBE ou REX qui s’en déduisent, donnent un première indication de la valeur potentielle de son entreprise patrimoniale. Il s’agit alors de garder en tête que les marchés peuvent être volatiles et inclure d’autres variables que la performance intrinsèque : effet de mode ou de désaffection ; manque de liquidité ou communication boursière inadaptée. Un regard critique reste de mise.


3. Connaitre les transactions comparables.


Des concurrents directs ou sociétés proches par leurs activités ont pu être acquises récemment. Les multiples payés par les acquéreurs ou des investisseurs financiers fournissent des indications utiles. Dans ce cadre, l’aide d’un conseil spécialisé peut être précieuse par son accès à des bases dédiées et sa propre connaissance d’opérations menées récemment ou négociations en cours.


4. Poser ses perspectives.


Une contrepartie achète autant ce qu’est l’entreprise aujourd’hui, que ce qu’elle est capable de devenir. Connaitre son potentiel de développement et les moyens nécessaires à la fois en standalone et dans ce nouveau contexte reste indispensable. Même en l’absence de mise en œuvre formelle d’un DCF (méthode de valorisation par les cash flows futurs actualisés), l’appréciation des multiples appliqués prend en compte ces perspectives.


5. Faire des valorisations spécifiques pour des profils d’activités différenciés.


Un Groupe dont certaines activités ou filiales seraient très spécifiques nécessite une approche plus fine de son évaluation : pays aux dynamiques propres ; start-up interne ; activité de conseil vs logiciel ; conglomérat ; etc. L’évaluation doit refléter la réalité économique de son entreprise patrimoniale. Définir le degré de granularité juste pour l’analyse de sa valorisation est indispensable.


6. Penser à prendre en compte la dette financière nette et les autres ajustements éventuels.


Nombre des méthodes usuelles aboutissent à une valeur d’entreprise, ajustée de certains éléments tels que les emprunts en cours, le cash disponible, les intérêts minoritaires, et éventuels autres engagements, pour calculer la valeur des fonds propres. C’est cette valeur qui sert de référence pour l’acquisition d’actions ou parts sociales, ou l’apport en capital.


7. Différencier valeur et prix.


Une contrepartie peut proposer ou payer un prix différent de la valeur de l’entreprise en fonction de sa propre situation, de ses moyens, du contexte concurrentiel, ou des synergies éventuelles. Au final, tout prix est le résultat d’une négociation.



Quoi d’autre?


Ces enseignements s’appliquent à la plupart des travaux de valorisation. D’autres méthodes peuvent s’y ajouter en fonction du contexte. AL Corporate Advice met à votre service son expertise et expérience de valorisation pour mieux savoir où en est votre entreprise patrimoniale.


AL Corporate Advice est un cabinet de conseil en cession-acquisition dédié aux entreprises patrimoniales. Nous allions expertise d'affaires et techniques d'accompagnement pour répondre aux besoins de l'entreprise et de ses actionnaires-dirigeants au delà de l'opération envisagée. Nous mettons l'accent sur l'usage de méthodologies agissant sur de multiples dynamiques (stratégie, finance, accompagnement des dirigeants) et ce, dans un unique objectif : offrir aux actionnaires-dirigeants les moyens de réaliser leur vision entrepreneuriale. Echanger avec vous, nourrir votre réflexion et trouver des solutions sont nos leitmotiv au quotidien.

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